Donato Carrisi
Après ma rencontre avec Jesse Kellerman, je vous propose de rester dans l’univers du polar avec Donato Carrisi, un véritable conteur dont le tout nouveau roman Le Tribunal des âmes repose sur une histoire – véridique ? – hallucinante : tous les crimes confessés auprès des prêtres sont consciencieusement couchés par écrit et envoyés au Vatican depuis le 12ème siècle. Ce qui fait des actuelles archives criminelles du Vatican les plus grandes du monde, avant celles du FBI ou de Scotland Yard… Je n’en reviens toujours pas.
Voici donc le bref compte rendu de l’interview que j’ai faite de lui à la rencontre de blogueurs littéraires organisée par Calmann Levy et Hachette.
L&C : Vous qui êtes scénariste de formation, avez-vous pensé à sa potentielle adaptation dès l’écriture du Tribunal des âmes ?
DC : Je crois à la contamination des instruments. Le cinéma ou la littérature, il n’y a pas de grande différence. Moi-même je fais partie des deux. Dans le cas du Chuchoteur, j’avais même écrit le scénario avant le livre, et d’ailleurs personne n’en voulait… et maintenant que le livre a eu du succès tout le monde veut le faire ! Pour moi ce passage a été nécessaire, le scénario était trop froid, il n’y avait pas d’émotion. Je comprends les lecteurs qui s’inquiètent de voir leurs livres favoris être adaptés, de peur d’être déçus. Mais il est essentiel que l’histoire soit différente ! L’écran ne doit pas imiter, il doit apporter quelque chose de nouveau… pourquoi pas changer la fin d’ailleurs !
L&C : Ha… voilà une information à retenir (pour le film qui en sera tiré) ! Toujours à propos du Chuchoteur, vous aviez parlé dans une précédente interview d’une trilogie, n’est-ce pas ?
DC : Peut-être mais pas avant 20 ans.
L&C : Quelqu’un me disait que « seul le polar permet d’écrire un livre sans livrer la moindre part de soi-même ». Que pensez-vous de cette assertion ?
DC : Ce genre est un miroir fidèle de la société, il ne laisse pas beaucoup de place à l’imagination, il doit être ancré dans la réalité pour être crédible. Et la réalité se nourrit de celle de chacun d’entre nous, et donc de l’auteur. Contrairement aux romans d’Agatha Christie où l’on sait que le héros ne tue pas (NDLR : enfin… presque, souvenez-vous du dernier Hercule Poirot !), où il y a un pacte avec le lecteur, ici il n’y a pas de pacte et on ne sait pas où sont les bons, les méchants ou les innocents. Ici je mets ma part négative, je tue dans mes livres, sans jamais aller en prison. C’est le crime parfait !
L&C : Avez-vous déjà entamé votre prochain roman ?
Et sinon, Tamara va se plonger dans le livre dès qu’elle aura finit de déballer les cartons de son déménagement… patience !





Merci pour cette interview. J’avais adoré le Chuchoteur!
Posted by Anne | 10 février 2012, 8 h 37 minmerci pour ton entretien, j’aime la manière dont les questions sont posées.
Posted by toujoursalapage | 10 février 2012, 8 h 52 minMerci
C’était une rencontre vraiment intéressante. Moi qui ne suis pas la plus grande fan de polar de notre quatuor, je pense que je vais quand même lire ce roman, tant cette histoire de crimes confessés m’intrigue !
Posted by Marie-Adélaïde | 11 février 2012, 20 h 34 minVoici le lien vers le site fan club France de Donato Carrisi :
http://www.donatocarrisi.fr
Posted by Dv | 13 février 2012, 20 h 26 minJ’ai tellement entendu parler du chuchoteur, il faut que je réussisse à le lire ! Tu l’as lu ?
Posted by Yuko | 21 février 2012, 11 h 04 min